Les "no show" au restaurant : L’empreinte bancaire est elle la solution ?

On les appelle les « no show », ces clients qui réservent, mais ne viennent pas. Bien connus des compagnies aériennes et des hôteliers, ces clients fantômes sont désormais la hantise des restaurateurs.


Anodin en apparence, le phénomène est, en réalité, un fléau.

Un phénomène qui peut aller jusqu'à mettre en jeu la survie des établissements les plus fragiles. « De plus en plus de clients font plusieurs réservations en ligne le même jour puis ils annulent la vôtre sans prévenir. C'est la culture du zapping. Au début, c'était surtout les touristes, notamment anglo-saxons. Aujourd'hui, c'est généralisé », témoigne Quentin Giroud, propriétaire de l'Aspic à Paris.



 À Paris, les no show font pourtant des ravages. « Pour un restaurant étoilé, le manque à gagner peut aller de 60 000 à 150 000 euros par an, indique Nicolas Chatenier. Dans certains cas, il suffit qu'une table annule pour que vous perdiez tout le bénéfice de la soirée. À la perte de recettes, il faut ajouter les investissements à déployer pour lutter contre les no show. »

L'empreinte bancaire, un système simple et efficace


En réaction, certains restaurants parisiens ont décidé de refuser purement et simplement les réservations. C'est la règle dans les trattorias de Big Mamma, au Comptoir du Relais d'Yves Camdeborde ou à la Cantine du Troquet de Christian Etchebest. Problème : Tous les restaurants ne peuvent pas se le permettre ...





Pour les autres, ce système de réservation avec capture de l'empreinte bancaire à radicalement changé les choses. Désormais, « pour réserver chez moi, le client est obligé de donner son numéro de carte bleue sur une plateforme sécurisée. S’il ne vient pas ou annule moins de trois heures avant le début du service, le prix du menu multiplié par le nombre de couverts lui est facturé. » À 69 euros le menu, l’ardoise peut vite être salée pour les clients fantôme.

Le résultat a été spectaculaire. « Les no show - les clients qui réservent mais ne viennent pas - ont pratiquement disparu, confirme Quentin Giroud. On est passé d’une table annulée sans prévenir tous les deux jours à une tous les deux mois. » Le restaurateur assure que les clients s’accommodent pour la plupart de cette contrainte dont ils comprennent la justification économique.


18/04/2019 12:49
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